Patrimoine et environnement


 

Le site des caves

Aubière a su conserver avec son cœur de ville historique le souvenir d’un riche patrimoine et une architecture très caractéristique, étroitement liés à son passé viticole. En particulier, on remarquera les maisons de vignerons avec le cuvage au rez-de-chaussée et le site exceptionnel des grandes caves. 

L’existence d’un vignoble auvergnat est très ancienne, depuis l’antiquité jusqu’à son apogée au XIXe siècle. À cette époque, Aubière est qualifiée de capitale du vignoble auvergnat, car l’on dénombre autant de vignerons que d’habitants et la vigne occupe 500 hectares sur les 730 existants.
Mais le phylloxera à partir de 1895 et le mildiou en 1910, viendront anéantir le vignoble Auvergnat. Aujourd’hui, les vignerons Auvergnats replantent et modernisent les équipements en privilégiant une vendange de qualité, en vue d’une reconnaissance européenne.

Les caves d’Aubière font partie du patrimoine historique de la ville. Il existe à Aubière trois quartiers de caves : les caves de la “Croix de l’Arbre”, les petites caves et les grandes caves.
La totalité de ces caves représente environ 180 entrées pour quelque 900 caves réparties entre différents propriétaires. Ce sont des constructions voûtées et recouvertes de terre, composées d’un conduit d’aération débouchant sur une cheminée maçonnée. Les caves ont été construites par étapes successives, à partir du milieu du XVIe siècle jusqu’en 1900.

La présence de caves sur les coteaux de la commune s’explique par le fait que la nappe phréatique à Aubière est proche, donc pas ou peu de caves dans le bourg. Aujourd’hui, certaines de ces caves restent en activité et s’utilisent encore pour la conservation du vin ou l’affinage du fromage, la fabrication de bougies ou encore un laboratoire de produits cosmétiques naturels.

 


 

L’Artière et l’ancien moulin

L’Artière est ce ruisseau qui traverse d’ouest en est la commune d’Aubière et descend du puy de Chatrat près duquel il prend sa source.
Jusqu’au XXe siècle, l’Artière a été la principale source d’approvisionnement en eau potable, hormis quelques puits privés et la fontaine des Ramacles. Elle permettait l’irrigation des cultures et des jardins.

L’Artière (ou ses biefs) actionnait pas moins de six moulins successifs en moins de 2 km.
Ici, se dresse le premier moulin d’Aubière : le Moulin Dermain. Son canal de dérivation ponctionnait l’eau 3 courbes en amont et actionnait une roue et se déverse dans l’Artière, enfermant ainsi le moulin dans la courbe.

L’Artière était sujette à des crues spectaculaires, suite à de violents orages. L’histoire retiendra notamment celles de 581, 1329 et 1764.
Aujourd’hui canalisée ou couverte dans sa traversée d’Aubière, l’Artière nous offre aussi en amont comme en aval des paysages bucoliques qui invitent à la promenade.