Espaces verts : plantes allélopathiques


Le service des espaces verts expérimente les plantes allélopathiques

Les végétaux peuvent collaborer entre eux, mais ils peuvent également se livrer une lutte sans merci. L’allélopathie est la production par certains végétaux de substances qui limitent la germination d’espèces concurrentes. Ces interactions sont actuellement testées par le service des espaces verts en collaboration avec l’université Clermont Auvergne.

L’allélopathie, c’est l’ensemble des interactions biochimiques d’une plante sur une autre. Dans le secteur des espaces verts, l’intérêt pour ces propriétés n’est pas nouveau. Engagée dans une démarche de gestion des espaces verts sans produits phytosanitaires, la commune améliore constamment ses pratiques pour contrôler la germination des adventices (appelées également mauvaises herbes). L’utilisation de plantes allélopathiques dans les parterres, jardinières et pieds d’arbres pourrait être une solution prometteuse pour réduire le désherbage mécanique.

Les équipes des espaces verts testent actuellement cette méthode comme alternative en collaboration avec l’université Clermont Auvergne dans le cadre du projet « Desherbal ». Afin d’en mesurer l’efficacité, certaines zones ne sont pas « traitées » et donc non désherbées par le service. Des panneaux d’avertissement sont posés pour identifier ces zones dont l’aspect visuel pourrait peut-être « dérouter ». Ces zones de test serviront, en fonction des résultats obtenus cette année, à mettre en place un protocole alternatif ou complémentaire au désherbage mécanique ou thermique employé jusqu’alors.